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La perception militaire
de l'URSS par l'Occident au début des
années cinquante
L'historiographie occidentale est encore
largement dominée
par la thèse selon laquelle l'URSS aurait, au lendemain
de la Seconde Guerre mondiale, inspiré à l'Occident,
des Etats-Unis à l'Europe, de réelles frayeurs militaires.
De nombreux travaux relatifs aux premières années
de la Guerre Froide ont cependant, depuis les années soixante,
montré la fragilité de cette interprétation.
De façon plus ou moins radicale, des chercheurs anglo-saxons et français
ont mis en doute l'active contribution soviétique à la réorganisation
politico-militaire de l'Occident au cours de l'après-guerre : ils ont
ainsi dissocié du comportement de l'URSS des initiatives qui lui semblaient
jusqu'alors étroitement, sinon exclusivement liées, tels la formation
de l'Alliance Atlantique ou le réarmement allemand.
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Réflexion
sur l'ouvrage de G. Bossuat (1992) sur le plan Marshal
Paru en 1994 sous la forme de 2 articles, Cahiers
d'histoire de l'institut de recherches marxistes, (critique
du livre de Gérard Bossuat, L'Europe occidentale à l'heure
américaine. Le Plan Marshall et l'unité européenne
1945-1952, Complexe, Bruxelles, 1992).
« Avant le Plan Marshall: Prêt-Bail
et consensus américain », n° 54, 1994,
p. 115-140.
« Le Plan Marshall, ses clauses et ses conséquences »,
n° 55, 1994, p. 115-153.
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La France
face à la puissance
militaire Ouest-allemande.
« La France face à la puissance militaire
ouest-allemande à l'époque du Plan Pleven (1950-1954) »,
publié dans les Cahiers d'histoire de l'institut de
recherches marxistes, n° 45, 1991, p. 95-143
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La France et l'hégémonie atomique américaine,
1945-1950
Communication au Colloque de l'Université de Mons-Hainaut,
Hiroshima sans amour, 15 et 16 septembre 1995, publiée
dans les Actes du colloque, Socialisme, Bruxelles,
n° 252, novembre-décembre 1995, p. 337-352.
En cette année du cinquantenaire des explosions atomiques
d'Hiroshima et de Nagasaki, le sentiment dominant, avivé par
la reprise des essais nucléaires français, privilégie
l'aspect épouvantable, incommensurable du phénomène.
Celui tant de fois exprimé par les scientifiques naguère
directement associés au Manhattan Project de guerre,
qui fut brutalement formulé par en avril 1946 par «une
personnalité scientifique» travaillant au service
des États-Unis aux Pays-Bas sur «le cyclotron
de 250 tonnes» installé chez Philips à Eindhoven,
en réponse à la question d'un agent français
de renseignement: «comment voyez-vous l'avenir atomique
?». «La fin du monde, sans phrase ni parole».
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Plan Marshall et commerce Est-Ouest : continuités
et ruptures (cas français et perspective comparative)
1945-1952
Le commerce entre l'Est et l'Ouest de l'Europe au lendemain
de la guerre apparaît en France comme un terrain pratiquement
inexploré. Dans le cadre du Plan Marshall, largement
admis, bien qu'avec des nuances, comme "aide américaine" ,
le dossier est expédié avec assurance. Certes, "l'aide économique
a limité en droit et en fait les échanges avec
l'Europe de l'Est pour certains produits sensibles" ;
mais la réduction de ces échanges aurait relevé davantage
de l'incapacité des économies orientales à commercer,
avant même que ne fût établi un embargo "coréen" de
nature politico-militaire. "Le marasme économique
des pays de l'Est européen explique plus la faiblesse
des échanges de la France avec eux qu'un contrôle
américain qui interdisait uniquement la réexportation
de marchandises Marshall. Plus tard, la guerre de Corée,
la volonté de priver l'Est de matières stratégiques
(étain, caoutchouc), conduisirent Américains
et Français à renforcer les embargos dans le
cadre du Pacte Atlantique", estime Gérard Bossuat
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