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Sur la pleine « Page trois » du Monde des
10-11 décembre 2006, intitulée « Quand le PCF négociait
avec les nazis », le journaliste Michel Lefebvre s’appuie
sur « les travaux des historiens » pour stigmatiser les errements
relatifs à la demande de reparution de L’Humanité
de juin 1940 et réviser à la baisse « le rôle
du PCF dans la Résistance ». L’une et l’autre
questions méritent une analyse plus approfondie que la citation
d’un texte à la « syntaxe approximative » ou
la référence à une sélection arbitraire de
« fusillés ». Elles nécessiteraient un recours
large aux « travaux des historiens ».
Sont ici seuls retenus ici les auteurs de deux ouvrages récents
Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier (Juin 40, la négociation
secrète. Les communistes français et les autorités
allemandes) et Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty (Les fusillés,
répression et exécutions pendant l’Occupation 1940-1944)
, et Roger Bourderon, pour un livre plus ancien (La négociation,
été 1940, 2001) : naguère absent des colonnes du
Monde consacrées aux « travaux des historiens », ainsi
quand il écrivait aux côtés de l’historien canadien
Yvan Avakoumovitch Détruire le PCF. 40-44 Archives de l’État
français et de l’occupant hitlérien – ouvrage
auquel les découvertes présentées ajoutent le texte
de Maurice Tréand , cet historien français y a désormais
(modeste) droit de cité. La méthode et les choix historiographiques
retenus par Michel Lefebvre posent de façon plus générale
la question du « rôle du [Monde] dans la » diffusion
de la connaissance de l’histoire contemporaine.
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Sommaire :
- JUIN 1940
- Pacte germano-soviétique et concept de guerre impérialiste
: un sacrilège?
- Du PCF, faux saboteur de la défense nationale, aux
vrais saboteurs
- Une négociation du PCF jusqu’en août 1940?
- Du mea culpa aux approximations sur les « libérations
»
- Quand le PCF résista-t-il?
De l’accablement de Michel Lefebvre au témoignage gaulliste
sur la résistance communiste avant juin 1941
- La répression policière, critère majeur
de la « résistance » : qui réprima qui, quand
et pourquoi?
- De l’avant-guerre à l’été
1940
- D’août 1940 à juin 1941
- Un parti qui compta si peu de fusillés?
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